Sous Linux, chaque fichier et chaque processus sont associés à un utilisateur et à un groupe. Cette identité détermine les droits d’accès, notamment la lecture, la modification et l’exécution.

Avant de créer un compte, il faut savoir lire les UID et les GID et distinguer groupe principal et groupes secondaires. Ces repères rendent la gestion des comptes plus sûre, de la ligne de commande à l’administration système.

A retenir :

  • UID et GID numériques pour identifier comptes et groupes système
  • Groupe principal associé par défaut aux nouveaux fichiers créés
  • Groupes secondaires pour accorder des droits d’accès supplémentaires
  • Option -a indispensable pour ajouter un groupe sans remplacer les autres

Comprendre les utilisateurs et les groupes sous Linux

Ces repères prennent tout leur sens quand une commande agit sur un fichier ou un service. Linux s’appuie sur des identifiants numériques, même si les administrateurs consultent généralement les noms correspondants.

Vérifier son identité avec whoami et id

Pour connaître le compte courant, whoami affiche son nom et id détaille les identifiants et les appartenances. Selon le manuel Linux de id, la commande permet notamment d’afficher l’UID, le GID et les groupes associés.

La sortie uid=1000(bob) gid=1000(bob) groups=1000(bob),27(sudo) indique que bob possède l’UID 1000, le GID principal 1000 et une appartenance secondaire à sudo. Les valeurs 1000 et supérieures sont souvent attribuées aux comptes humains, mais les plages peuvent varier selon la configuration de la distribution.

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Commandes pour contrôler une identité :

  • whoami pour afficher le nom du compte actif
  • id pour voir UID, GID et appartenances
  • id -Gn pour afficher les noms des groupes
  • getent group sudo pour consulter un groupe existant

Selon le manuel Linux de passwd, le compte root correspond à l’UID 0 et dispose de privilèges étendus. Un compte ordinaire associé à sudo est préférable au travail quotidien sous root, car il limite les commandes exécutées avec des droits administrateur.

Lire /etc/passwd et /etc/group

Les fichiers système complètent les commandes d’identification en associant les noms aux numéros. Selon le manuel Linux de passwd, chaque entrée de /etc/passwd présente notamment le login, l’UID, le GID principal, le répertoire personnel et le shell.

Fichier ou champ Rôle Exemple
/etc/passwd Informations locales des comptes bob:x:1000:1000:Bob:/home/bob:/bin/bash
UID Identifiant numérique de l’utilisateur 1000
GID principal Groupe associé par défaut au compte 1000
/etc/group Noms des groupes et membres secondaires sudo:x:27:bob

Le caractère x ne révèle pas le mot de passe : les informations d’authentification sont conservées séparément dans un fichier protégé. Pour retrouver la ligne du compte courant, utilisez grep « ^$(whoami): » /etc/passwd, puis vérifiez les accès avant toute modification.