Ce qui rend Vim redoutablement efficace, ce ne sont pas les raccourcis appris par cœur, mais une grammaire : on combine des verbes (actions) avec des objets textuels (cibles). Une fois cette logique acquise, on cesse de déplacer le curseur caractère par caractère.

La grammaire : verbe + objet

Un verbe décrit l’action, un objet la portée. d (delete), c (change) et y (yank) se combinent avec des mouvements ou des objets textuels.

  • diwdelete inner word : supprime le mot sous le curseur.
  • ci"change inside quotes : remplace le contenu entre guillemets.
  • dapdelete a paragraph : supprime tout un paragraphe.
  • ct; — modifie jusqu’au prochain point-virgule.

Se déplacer par sens, pas par touche

Les mouvements w, b, e (mot), {, } (paragraphe), f/t (jusqu’à un caractère) atteignent n’importe quel point sans quitter la rangée d’accueil. On pense en intention : « change ce mot », « supprime cette parenthèse ».

Répéter et composer

La commande . répète la dernière modification — un multiplicateur de productivité. Associée à une recherche / puis n, elle permet des éditions répétitives sans macro. Et quand une macro s’impose, q l’enregistre.

À retenir

Ne mémorisez pas des combinaisons : apprenez les verbes et les objets, et laissez la combinatoire faire le reste. C’est là que Vim devient une extension de la pensée plutôt qu’un éditeur de plus.

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